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Ouzai, la banlieue sud-ouest de Beyrouth, la capitale du Liban, a été urbanisée au début des années 1930 et est progressivement devenue une zone côtière populaire où les Libanais ont passé leurs étés dans des « chalets » de plage loués dans la région. Pendant cette période, la stabilité a valu à Beyrouth la réputation d’être le « Paris du Moyen-Orient ». Cependant, le pays a traversé ses jours les plus sombres avec le déclenchement de la guerre civile libanaise de 1975 et l’invasion israélienne de 1982 et, par conséquent, la plage autrefois vibrante s’est abruptement transformée en un bidonville dense en raison du grand déplacement de réfugiés le long du rivage d’Ouzai.

La majorité de ses habitants se sont installés illégalement, fuyant la guerre qui a détruit les textures sociales et économiques du pays en modifiant radicalement ses caractéristiques démographiques. “Ouzai a plein d’activités… Elle pourrait être considérée comme une communauté durable ; elle a ses propres ressources, infrastructures, écoles” déclare Mr. Chamoun, le directeur de l’Institut de planification urbaine de l’université Libanaise Américaine à Beyrouth. « C’est en quelque sorte plus une ville sociale, une ville qui s’est construite d’elle même plutôt qu’une ville capitaliste” ajoute-il.

De nos jours, ce quartier côtier autrefois tellement vibrant, surtout au temps où l’autoroute reliant la capitale Beyrouth au sud du Liban le traversait, est devenu un relais oublié où pauvreté et surpopulation règnent.

Mais pour beaucoup de gens, Ouzai est leur vie et leur foyer. Qu’est-ce qui a poussé les gens à se passionner pour l’initiative Ouzville ?

Pourquoi les habitants se sont précipités avec leurs pinceaux pour peindre un arc-en-ciel sur ces murs ? Pourquoi les élèves des écoles de la région d’Ouzai étaient-ils tellement enthousiasmés par le nettoyage de la plage ?

À priori, la réponse semble évidente : Ils veulent réhabiliter leurs quartiers environnants pour améliorer leurs conditions de vie. Mais peut-on considérer la peinture des murs extérieurs des bâtiments déchirés par la pauvreté comme une amélioration des conditions de vie ?

Pour les résidents d’Ouzville comme pour les artistes peintres ou même les bénévoles qui ont commencé cette initiative il y a deux ans presque et qui continuent à y travailler, il s’agit d’envoyer un message crucial à tout Libanais, sinon au reste du monde « Ouzville est une initiative pour tout le Liban. Nous travaillons dans le but d’embellir le Liban. Après Ouzville, nous allons passer à Akar, à Tripoli, à Saida, à la Bekaa et à toutes les régions marginalisées du Liban. Nous sommes ici pour embellir, pour donner une âme et une vie à des quartiers négligés ».Vous faites quoi ce weekend ?Libérez votre créativité en choisissant un dessin et adoptant un mur à Ouzai.

 
 
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