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C'est l'ambassadeur Mohammad Sameh Amr, délégué permanent de l'Égypte et président du conseil exécutif, qui a présenté le conférencier, suivi par le délégué permanent du Liban, Khalil Karam. Dans la salle, le chargé d'affaires p.i. du Liban, Ghady el-Khoury, ainsi que des membres de la chancellerie, dont le général Bassam Boutros, attaché militaire.

 

À en juger par les éloges des diplomates présents et les questions de l'assistance, la prestation du gouverneur était aussi intéressante qu'édifiante dans la mesure où elle portait sur le soutien de la BDL au développement socio-économique, en particulier l'enseignement supérieur et la recherche nécessaires, a-t-il dit, pour la sécurité économique et la pérennité de la démocratie.

 

Le conférencier a exposé le concept et expliqué les mécanismes de ces nouvelles orientations de la BDL ainsi que le rôle pivot de cette grande et aujourd'hui si précieuse institution nationale. M. Salamé a commencé par planter le décor en notant que, du fait de la corrélation entre enseignement supérieur et emploi, les nations prennent de plus en plus conscience de la synergie entre un niveau élevé d'éducation et l'économie, vérité qui s'est affirmée au cours des siècles et a réussi à changer la société ou inciter à un changement et au progrès social.

 

Grâce à l'ampleur et au rythme du changement, a poursuivi le gouverneur, la société devient de plus en plus une société de connaissance, de telle sorte que l'enseignement supérieur et la recherche sont désormais des composantes essentielles du développement durable environnemental, culturel et économique des individus, des communautés et des nations, ce qui fait qu'avec un pourcentage élevé de diplômés universitaires, une société bénéficie d'une performance durable.

 

Dans le monde arabe, a ajouté le patron de la BDL, les allocations budgétaires à l'enseignement supérieur ont augmenté durant la dernière décennie, et certains pays arabes diversifient leurs sources de financement par divers moyens, tels que le partenariat avec le secteur privé, la fourniture de services du conseil et des activités de recherche, dotations et autres. Cependant, a affirmé le conférencier, le financement continue de constituer l'un des plus grands défis pour certains pays arabes.

 

Cadres hautement qualifiés

Passant au Liban, M. Salamé a indiqué que, durant les vingt dernières années, le secteur bancaire s'est révélé être le moteur de l'économie libanaise, et qu'en parallèle l'éducation a joué un rôle fondamental dans le processus de croissance et de développement.

 

Il a parlé de Beyrouth comme un des centres éducatifs les plus importants de la région et une destination très prisée par les étudiants étrangers, avec un taux de 16 % inscrits dans nos écoles et universités.

Évoquant directement le rôle de la BDL dans le domaine de l'enseignement, le gouverneur a affirmé que l'institution qu'il dirige, convaincue de l'importance de l'enseignement continu et considérant celui-ci comme l'une des missions principales de la sauvegarde de l'économie libanaise, s'est engagée à contribuer au développement du capital humain libanais. En commençant à faire en sorte, a-t-il poursuivi, que le système bancaire dispose de cadres hautement qualifiés, exigeant des diplômes internationalement reconnus et développant ses propres diplômes en matière monétaire et bancaire.

Il a ajouté à ce propos que la BDL offre des stages de formation des capacités à travers son département de formation qui propose diverses options, non seulement à ses propres employés mais aussi à ceux du secteur bancaire et de la fonction publique.

 

Concrètement, a expliqué M. Salamé, la BDL a lancé depuis 2009 des prêts subventionnés à l'éducation, à des taux assez bas, afin de rendre facile l'accès à l'éducation supérieure, ce qui fait que jusqu'à ce jour 15 000 universitaires ont profité de ces prêts qui font d'ailleurs partie d'un programme plus vaste d'incitation au crédit lancé en 2013.

 

Capacités intellectuelles et créatives

Abordant ensuite la gouvernance et la transparence, le gouverneur a estimé que celles-ci doivent être inculquées dans les opérations des entreprises de tous les secteurs, ce qui améliorera, a-t-il ajouté, la qualité de la production et des services, et augmentera la confiance du consommateur. Et M. Salamé d'indiquer que la BDL a émis une circulaire visant à encourager les banques à investir dans le secteur de l'économie et de la connaissance, et ceci en incitant les établissements de crédit à l'innovation et la créativité dans le cadre d'un budget de 400 millions de dollars consacrés à l'économie de la connaissance.

Le mécanisme est que les banques peuvent investir jusqu'à 3 % de leurs avoirs propres et bénéficier d'une garantie de la BDL à 75 %, a ajouté M. Salamé, ce qui signifie que le secteur bancaire contribue aujourd'hui à développer et soutenir les capacités intellectuelles et créatives des start-up, incubateurs/accélérateurs et venture capital, par le biais d'une participation à leur capital et non par le crédit uniquement.

 

Par ailleurs, a laissé entendre M. Salamé, la BDL a soutenu des activités de loisir, notamment le sport et la culture, en encourageant les banques à participer à de tels projets, comblant ainsi le vide laissé par le gouvernement faute de moyens financiers.

 

Quelques chiffres annoncés par le conférencier :

- Le ratio dette/PIB du Liban est de 140 %, soit un des pourcentages les plus élevés du monde.

- L'ensemble des dépôts représente 3,5 fois le PIB.

- Les transferts vers le pays des Libanais de l'étranger représentent 20 % du PIB, soit 8 milliards de dollars dont 60 pour cent en provenance du monde arabe et de l'Afrique.

 

En guise de conclusion de sa conférence, le gouverneur de la BDL a indiqué que le Liban est un exemple de la synergie qui doit s'établir entre l'éducation et l'économie. « La mobilisation de l'État, de la Banque centrale et du secteur privé est de nature à perpétuer cette dynamique vitale. Le Liban existe parce qu'il y a des Libanais qui veulent apprendre toujours plus, a-t-il poursuivi. Il existe parce que les entrepreneurs libanais investissent le fruit de leur connaissance dans l'économie nationale. »

 

« Quatre-vingt-cinq pour cent des fonds investis au Liban sont des fonds libanais », a-t-il conclu.

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