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Tous ceux qui suivaient les nouvelles de vendredi dernier ont peut-être pris conscience de la puissance de la phrase, ce qui aurait pu provoquer chez eux une révision de leurs positions politiques.

Merci à la Grande-Bretagne, à travers son ambassadeur au Liban. Mais Monsieur l'Ambassadeur, vous mettez le Liban dans une situation délicate car, dans votre entretien au journal as-Safir, en date du 14 novembre, vous dites : « Si le vivre-ensemble au Liban réussit, le modèle s'appliquera non seulement sur les États de la région, mais aussi sur les États du monde. »

Ô hommes politiques de notre pays, écoutez-vous ? Lisez-vous ? Méditez-vous ce que disent et écrivent les autres ?

Prenez-vous conscience où vous menez vos compatriotes ?

Remettez-vous en question vos attitudes et vos préjugés ? Êtes-vous conscients de la tâche difficile et délicate qui vous est confiée ?

Prenez-vous en considération l'avenir de notre pays ? Prévoyez-vous l'avenir de la jeunesse au Liban ? Est-ce ainsi que vous préparez le centenaire de la création du Grand Liban ?

Ô hommes politiques, ne voyez-vous pas que, dans le proche avenir, nous survivrons tous ou nous sombrerons tous ?

En vrai visionnaire, Tom Fletcher rappelle que la Constitution libanaise est claire. Pour élire un président le processus est simple. « Élire un président, a-t-il dit, ne nécessite pas de réunions ni en Iran, ni en Arabie Saoudite, ni en Russie, ni en Grande-Bretagne, ni en Amérique. » Il suffit de tenir une réunion sous la coupole du Parlement libanais.

Merci Tom Fletcher de rappeler que « la présidence de la République est la clé des solutions de tous les problèmes du Liban ». C'est autour du président que les politiciens se réunissent pour entamer un dialogue avec ses différents thèmes et aspects. Le président a toujours joué le rôle de catalyseur des différentes positions politiques.

N'assistons-nous pas aujourd'hui, faute de président, à un tohu-bohu politique et par conséquent administratif et populaire ?

Merci Tom Fletcher de rappeler aussi que le président de la République est le gardien de la Constitution, le symbole de l'unité du pays. Par la vacance de ce poste, on offre aux ennemis de notre pays, à nos « voisins difficiles », comme vous les qualifiez, à tous ceux qui veulent l'instabilité du Liban, une opportunité en or pour prouver qu'il est un État précaire ou un fiasco.

Merci aussi Tom Fletcher pour le soutien de la Grande-Bretagne à l'armée libanaise. Nous considérons que l'armée libanaise est la colonne vertébrale du pays, le ciment de la nation.

Devant le flux de réfugiés syriens (plus de 40 % de la population libanaise) qui a entraîné des conséquences énormes néfastes et dangereuses sur les plans démographique, économique, social et sécuritaire. Seule l'armée libanaise pourra contenir et atténuer ces dangers.

Dans les rues de Zahlé, une ville où je vis, des pancartes disent que « le peuple veut élire un président ». Vous avez incité, à travers votre entrevue, à l'élection d'un président, et vous avez prouvé que c'est une nécessité, un devoir pour la sauvegarde de notre pays. Un ambassadeur britannique exceptionnel, je ne vous flatte pas, engagé de tout son cœur depuis son arrivée au Liban à la cause de notre pays, donne une opinion constructive.

Demain, j'écrirai au tableau noir (comme vous !), comme à l'adresse de mes étudiants, de croire au Liban, à l'espérance, à l'avenir, à la liberté, à la démocratie, à l'amitié, à la tolérance et à la concorde entre les nations. J'écrirai aussi que l'armée libanaise est la seule garante de l'unité et du salut de notre Liban. Et encore : « We believe in Lebanon. »

 
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